La mention récurrente des origines algérienne de Mohammed Merah
La mention récurrente des origines algérienne de Mohammed Merah choque les algériens mais pas seulement. De nombreuses personnes, d’origines françaises ou autres, ont été marquées par l’insistance des médias sur les origines du tueur de Toulouse. Peut-être était-ce pour souligner son appartenance à Al-Qaïda, ou pour inciter le téléspectateur à penser « terrorisme » ? Peut-être voulaient-ils éviter un débat de fond sur les responsabilités de la société face aux dérives, juste avant les présidentielles.
Quelques soient les raisons qui ont poussés à la stigmatisation des origines du jeune homme, les conséquences n’ont rien de positives. La haine et la xénophobie s’ont attisées, de même que le racisme. Cela sert à l’extrême droite, mais ne remet pas en cause la responsabilité de la France ou de la société sur ce genre de personne fragile et dangereuse qui avaient visiblement mérité plus d’attention. En insistant sur les origines du tueur, la France se dédouane de toute responsabilité face à la folie du jeune homme.
Mais de manière générale vous remarquerez aussi que, chez les médias, les origines semblent avoir plus d’importances chez les pauvres ou les personnes à la dérive, comme si l’on cherchait à comprendre cet « état » honteux que tout le monde veut éviter. Chez les personnalités à succès, cette mention se fait plus discrète car elles ne font pas honte à la société.
Combien d’entre nous savent que Jean-François Copé est d’origines algérienne et roumaine, deux origines aux forts préjugés ? Que le nom de famille de sa mère état Ghanassia ? Cette information n’intéresse pas ou peu, cet homme qui a fait l’ENA a eu une carrière brillante et ne fait pas honte, socialement parlant.
Au lieu de montrer du doigt les origines algériennes, concentrons-nous plutôt sur ce qui l’a conduit à se comporter ainsi. Peut-être que les médias se targuent de sociologie en pointant les origines d’autrui à outrance, mais lire le Coran ou manger des gâteaux orientaux ne conduit pas à ce genre de comportement assassin, de même que lire la Bible et manger des sachertorte ne mène pas forcément contre l’avortement ou à la piété. Nietzche en est un bel exemple.
La campagne présidentielle vue par un citoyen lambda
La campagne présidentielle vue par un citoyen lambda
Comme de nombreux citoyens français, je m’intéresse à la politique, et plus précisément à la campagne présidentielle. Mais comme de nombreux citoyens, je n’ai pas forcément le temps de lire le journal tous les matins et de regarder toutes les émissions politiques.
Je voulais donc partager avec vous mon ressenti de cette élection vue d’en bas, afin de m’exprimer au nom de ceux qui ne sont ni trop impliqués, ni désintéressés. Ceux dont les politiciens volent la voix tous les jours en criant « Les français veulent ». Car oui, nous voulons beaucoup de choses mais nous ne sommes pas des enfants. De même, on peut dire qu’un enfant veut du chocolat, des bonbons, du Nutella, ces derniers vont opiner du chef mais cela ne veut pas dire que c’est possible, que cela est bon pour eux, malgré les apparences alléchantes de ces propositions.
Nous recevons des ondes continuelles d’actualités, dirigées par les médias. Mais voilà ce qui ressort des informations que nous recevons de manière anarchique, sans analyses profondes ni connaissances pointues.
Depuis le début nous avons l’impression d’assister à un spectacle de cirque.
François Hollande, bonhomme, s’apparente à un éléphant en équilibre sur un ballon. Intelligent mais plutôt lent, il est en proie à des exercices assez périlleux pour lui. Il veut jouer le jeu mais à plutôt du mal à s’en sortir. On aurait envie de lui donner des conseils et de la caféine pour qu’il mette plus d’énergie et de souplesse dans son spectacle.
Sarkozy ressemble à un jongleur. Il a voulu jouer les stars du chapiteau mais s’est ramassé de nombreuses quilles sur la tête. Il lance des thèmes et des soldats ci et là dans les airs, un peu n’importe où pour toucher le plus de monde possible dans un dernier lancé désespéré. Il a même rajouté la larme du clown triste à son maquillage « Si vous ne m’aimez pas, je ne ferai plus de politique »., afin de donner une touche sensible à son numéro.
Eva Joly avait fait un début de campagne prometteur. Ce petit singe maladroit a raté son tour. On a l’impression qu’il y a eu un couac quelque part, car tout n’est plus qu’un grand capharnaüm.
Marine Le Pen, est la cracheuse de feu du moment, elle lance des thèmes brûlants et impressionnants. Candidate des spectateurs à la recherche d’émotions primaires fortes, elle est distrayante mais dangereuse.
Enfin le dernier médiatisé, Jean Luc Mélenchon est le clown du spectacle. Ses propositions et ses tours font rêver, mais dans un contexte international actuel, beaucoup de ses solutions ne se transforment qu’en mirage. Derrière le maquillage joyeux se cache la triste réalité.
Il reste les autres candidats, simples figurants, mannequins représentants la République démocratique. Certains dont on connaît le nom, certains dont on connaît le visage. Leurs programmes et leurs personnalités sont entourés d’un épais brouillard, que les ondes médiatiques journalières ne dissiperont pas si on ne se penche pas de soi-même sur le sujet.
Nous aimerions enfin surement un peu plus de réalisme et moins de carottes pour nous appâter. Si les combats verbaux sont nécessaires, il est inutiles de nous dire qui a gagner ou qui a perdu même si cela est tentant. De même, un peu plus d’espaces devraient être donné aux autres candidats, bien que cela ait été dit maintes fois. Et surtout, peut-être devrait-on arrêter de nous marteler la tête avec des sondages car nous ne sommes pas à l’abri de l’effet mouton que ce soit pour l’un ou l’autre candidat. Nous réclamons moins de tours, et plus de sérieux.
Khadafi, de père corse?
Il aurait pu s’apeller Omar Preziosi, vivre une enfance heureuse dans les maquis Corse, au lieu de ça, il se retrouve à la tête d’un des régimes les plus autoritaires de notre temps. Oui, il s’agit bien d’Omar Khadafi, dictateur lybien de père Corse.
Albert Preziosi, capitaine lors de la seconde guerre mondiale et membre des FAFL, a en effet servi en lybie en 1941 avant d’être abattu en russie en 1943. La légende, jamais confirmée, veut que le capitaine Preziosi ait eu un accident dans le désert avant d’être recueilli par des bédouins de la tribu Senoussi, nouant une idylle avec une jeune femme de la tribu dont il aurait eu un fils.
Ironie de l’histoire, la base aérienne, dite de Solenzara, en Haute-Corse, porte aujourd’hui le nom “BA 126 – Capitaine Preziosi” et est aujourd’hui l’un des maillons du dispositif mis en place dans le cadre des opérations militaires contre la Libye.
Qu’en est-il néanmoins de la solidité de cette hypothèse?
Rien de bien solide, sinon le témoignage de François Quilichini, 79 ans, le tout premier à être confronté à cette énigme. C’était en 1971.
En poste au Niger où il occupait la fonction de chef du bureau renseignement-sécurité auprès du président Hamani Diori, François Quilichini rencontra, alors, le tout jeune colonel Kadhafi. « Le président et moi nous étions rendus à Arlit dans la région des mines d’uranium pour rencontrer le nouvel homme fort de la Libye, raconte-t-il. Je suis présenté à Kadhafi. Puis le président s’éloigne pour un aparté avec le colonel libyen. Lorsqu’il revient, il est hilare. Kadhafi parti, il me dit : « Sans le savoir tu viens de serrer la main à un compatriote. Le vrai père de Kadhafi est un militaire originaire de ton île. »
Autre rumeur, Joseph Pouliquen, cofondateur du Normandie-Niémen, et Albert Preziosi. Ce dernier aurait fait la confidence suivante à son supérieur: “Tu sais que j’ai eu un enfant en Libye. S’il m’arrive quelque chose en manoeuvres, fais-lui parvenir cette lettre.” Quelques semaines plus tard, l’aviateur Preziosi meurt en vol sur le front russe. “Par la suite, personne n’a eu cette lettre entre les mains”, poursuit Philippe Beaudoin, pour qui la thèse de la paternité de Kadhafi est “plausible”. En 1988, Joseph Pouliquen décède et emporte la missive dans sa tombe.
Si tout cela est vraie, on peut se demander si un Omar Preziosi ne se cache pas quelque part en Corse?
Le perchoir à oiseaux
Ce matin je me suis rendue dans un magasin de plantes, toute guillerette, avec une amie écolo (grave erreur si vous êtes à la recherche d’un moment de détente).
Depuis longtemps, j’avais envie d’un oiseau, petit, mignon, à qui je parlerais de tout et de rien et avec qui je partagerasi une tasse de thé sur le balcon en regardant les pins.
Je m’approche donc d’un charmant canari, futur Elbert de son nom. C’était sans compter le pouvoir culpabilisateur de mon amie qui s’est écriée
“Comment un oiseau en cage?! Mais il est malheureux! Tu veux donc être en partie reponsable de son malheur?”
Sur le coup je me voyais mal lui répondre “bah si, puis je le narguerai en le mettant en face des arbres et des autres oiseaux.”.
Je me suis soudainement sentie coupable de la mort de dizaines de chinchillas et de baleines.
Ce qui n’empêche que mon envie de piafs et de charmants petits cris étant toujours là, j’ai acheté une petite maison pour mettre des graines. Me voilà donc à guetter l’apparition de la moindre plume sans succès comme une nouille car ces andouilles ne viennent pas ou ne trouvent pas le chemin. C’est décidément bête, un oiseau…